Dumont indique qu’il n’a eu ni ministère ni direction générale

Bien avant la séance de ratification du Premier ministre Jack Guy Lafontant au Sénat de la République, le pays a assisté à des moments de tractations, mais surtout de négociations entre parlementaires et autres responsables de l’État pour former le gouvernement. Si certains parlementaires, dans un sens ou dans un autre, laissent entrevoir leur influence directe sur la mise en place du cabinet ministériel, le sénateur Patrice Dumont, pour sa part, nie toute forme d’implication. Quoiqu’il ait été brièvement contacté par le Premier ministre Lafontant, le sénateur Patrice Dumont fait comprendre qu’il ne s’aligne pas avec les sénateurs qui auraient cherché à imposer leur choix d’individus au président ou au Premier ministre devant constituer le prochain gouvernement. « L’on ne m’a pas invité aux négociations, et je n’étais pas intéressé non plus », a précisé le sénateur Dumont qui participait mardi soir à l’émission «Sa k ap kwit» sur Télé 20. Et contrairement à d’autres acteurs de la société qui, paraît-il, se contrefichent de l’énoncé de politique générale du Premier ministre, le sénateur Dumont, lui, qui l’a épluché, relate quelques manquements sur lesquels il souhaite attirer l’attention, même s’il pense que certains points sont intéressants. Le sénateur de l’Ouest remarque que, dans la partie « Voies et moyens » de son énoncé de politique générale, le Dr Jack Guy Lafontant n’a fait mention d’aucun « chiffre » démontrant qu’il cerne la réalité. « Il [le PM] n’évoque pas les relations avec les bailleurs. Il ne signale pas les moyens financiers dont dispose le pays, ne parle pas du budget rectificatif. C’est curieux », a commenté Pépé Dumont, qui souligne des incohérences dans l’énoncé. Dans le chapitre axé sur sa politique infrastructurelle, le Premier ministre évoque cinq éléments estimés prioritaires, rapporte Patrice Dumont. « Transports, énergie, mines, télécommunications et eau potable ». Mais bien au-delà des désaccords et incohérences relevés par le sénateur, qui passe au crible cet énoncé de politique générale, le Dr Lafontant est loin de convaincre Patrice Dumont quant à sa politique sur le secteur des mines. Hormis le fait qu’il compte faire déposer une loi pour faciliter son développement, rien n’a été clairement démontré. «Le secteur minier fera l’objet d’un nouveau projet de loi qui sera soumis à l’ appréciation des membres de la société civile et du Parlement. Cette nouvelle loi permettra de dynamiser ce secteur et d’exploiter nos gisements et nos minerais, tout en ayant soin d’éviter les impacts négatifs sur l’environnement», peut-on lire dans le document relatif à l’énoncé de politique générale du Premier ministre. Par ailleurs, le sénateur Patrice Dumont, conscient que le peuple a les yeux rivés sur le Parlement, ne souhaite pas passer inaperçu au Sénat de la République. « Je ne veux pas décevoir les gens qui m’ont voté à ce niveau », a déclaré le parlementaire qui dit vouloir « servir le pays » comme il l’avait promis avant d’être élu. En plus de contribuer à faire voter des lois, Patrice Dumont se veut également « porteur de lois ». Il compte apporter sa participation à la question du « service social » en Haïti. Un sujet qui touchera particulièrement la communauté étudiante en Haïti. Le secteur sportif, autour duquel il a particulièrement imposé son nom, constitue un dossier important qu’il compte régulariser dans le pays. 

Auteur, Worlgenson Noël

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