Le cortège présidentiel attaqué à l’Arcahaie

imageLe cortège du chef de l’Etat, Jovenel Moïse, est tombé sur une barricade et a essuyé des jets de pierres à hauteur de l’Arcahaie, en revenant de l’Artibonite, vendredi 7 avril en fin d’après-midi, a confié au journal une source proche de la présidence. Pour extraire le président de cette situation, les hommes en armes du cortège ont beaucoup tiré en l’air, a expliqué cette source.

« Le Président Jovenel Moise, qui est resté serein durant l’attaque, veut renouveler à la population archeloise tout son engagement à trouver une solution définitive et satisfaisante à cette crise qui n’a que trop durer. Il invite cette population à ne pas céder face aux extrémistes et réaffirme qu’aucune action violente ne peut faire avancer leur cause », selon un communiqué de la présidence.

 « La Présidence condamne avec véhémence l’embuscade tendue ce vendredi 7 Avril 2017 au niveau de la commune de l’Arcahaie contre le cortège présidentiel qui revenait du département de l’Artibonite dans le cadre des préparatifs liés au lancement de la caravane du changement prévue pour le 1e mai prochain », selon ce communiqué rendu public par la présidence, en fin de soirée, samedi 8 avril 2017. 

 « Les mots ne sont pas assez forts pour dire toute l’ignominie de ces actes terroristes », « attentatoires à la vie du Président de la République commis par des individus non encore identifiés », lit-on dans ce communiqué.

 Ces actes, a estimé la présidence, « constituent une menace grave contre la paix publique et la sureté de l’Etat ». « Face à cette barbarie, le pays tout entier doit être uni et porter haut les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité », poursuit le communiqué. 

La présidence annonce « une investigation minutieuse et rigoureuse par les instances compétentes en vue de trouver leurs auteurs et de les déférer par devant les autorités judiciaires préposées à cet effet. »

« Le Bureau de la Présidence, tout en félicitant les unités spécialisées de la Police Nationale d’Haïti en charge de la sécurité du Chef de l’Etat pour leur promptitude et leur professionnalisme,  rappelle à tous et à chacun que l’établissement d’une société démocratique ne peut se faire qu’à travers les principes édictés par la loi », d’après ce communiqué de la présidence.

Le conseil municipal fustige l’action de « malfrats » contre le cortège présidentiel 

« Le bureau de Communication de la Mairie de l’Arcahaie condamne, avec la plus grande rigueur, les actes perpétrés contre le cortège du Président de la République, dans l’après-midi du 7 avril 2017, à Saintard, alors que ce dernier revenait d’une tournée officielle dans le département de l’Artibonite. En effet, des gens malintentionnés, par le biais de barricades ont obstrué la route avant de lancer des pierres en direction du cortège du Chef de l’Etat. Face à une telle situation, les agents de sécurité du Président  ont riposté par des tirs et forcer le passage. Aussi, des échanges de tirs ont même été entendus, selon le rapport de police », selon un communiqué de la mairie.

« Nous déplorons cette attitude de la part de gens motivés par des intentions autres que celles des riverains de l’Arcahaie ». De pareils agissements violents et attentatoires à la personne du Chef de l’Etat ne sauraient justifier la revendication des natifs de la Cité du drapeau. Le conseil municipal fustige l’action de ces malfrats. Il en profite pour exprimer ses sympathies, particulièrement au Président de la République, M. Jovenel Moise et à tous les autres membres de son cortège. Par ailleurs, nous exhortons les autorités établies à diligenter une enquête afin de déterminer leurs auteurs et, du coup, appliquer telle mesure que de droit », lit-on dans ce communiqué.

Arcahaie, depuis mi 2015 et la création de la commune de Montrouis par l’administration Martelly, est devenu un chaudron. Au début du mois de mars, un camion d’Euroceram plus, chargé de marchandise a essuyé des tirs, intercepté, immobilisé, arrosé de gazoline  et incendié par une vingtaine d’hommes en colère avec des armes automatiques, non loin de Saintard.

L’incident  avec le cortège du président arrive à un moment où il y a un silence radio sur des efforts annoncés pour trouver une solution au problème crée par la création de la commune de Montrouis, au détriment de l’intégrité territoriale de l’Arcahaie, selon les protestataires.

Source Le Nouvelliste

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