946 policiers intègrent les rangs de la PNH

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946 policiers, dont 80 femmes, ont prêté, le lundi 27 mars, le serment d’usage afin d’intégrer officiellement les rangs de la Police nationale d’Haïti (PNH). Après 36 semaines de formation à l’École nationale de police, ces derniers auront la lourde tâche de servir le pays à l’approche du retrait définitif des agents onusiens. La cérémonie de graduation de la 27 e promotion s’est déroulée en présence du président de la République, Jovenel Moïse, et des membres de son gouvernement.

« La nation attend beaucoup de vous parce que vous exercez un métier important pour la stabilité et le progrès du pays », a déclaré le président de la République, Jovenel Moïse. Le chef de la magistrature suprême de l’État prévoit de former au cours de son mandat (d’ici 2021) 4 000 policiers afin que chaque section communale dispose de trois policiers.

« Le pays a besoin d’un plus grand effectif de policiers pour qu’ils soient plus présents sur le terrain », a soutenu M. Moïse, qui a fait remarquer au passage qu’un État qui ne peut pas faire la lumière sur les crimes et délits commis sur son territoire envoie de mauvais signaux aux touristes et décourage l’investissement. Le chef de l’Etat a promis de renforcer les institutions comme il l’avait promis dans sa campagne électorale.  

« Le gouvernement prendra les dispositions pour assister les familles des policiers victimes dans l’exercice de leurs fonctions », a affirmé le président, conscient des difficultés auxquelles l’institution est confrontée. 

Jovenel Moïse a annoncé par ailleurs que l’hôpital de Fontamara serait aménagé uniquement pour accueillir les policiers. Plus loin, le chef de l’État s’est engagé à rémunérer les policiers suivant leur grade et donner des primes aux agents.

Pour sa part, le directeur général de la PNH a invité les récipiendaires à travailler pour faire de ce pays une belle destination sur la carte touristique mondiale et un pays où l’investissement est garanti. 

Michel-Ange Gédéon s’est dit conscient des responsabilités de la PNH qui vont s’amplifier dans les prochains jours à cause du retrait progressif des agents onusiens. « Dans un avenir proche, la seule institution qui aura la charge de la sécurité en Haïti sera la PNH. Les hommes et les femmes qui composent l’institution sont sa plus grande richesse », a confié le haut état-major de la PNH.

C’est pourquoi, a poursuivi M. Gédéon, le nombre de 15 000 policiers prévu dans le plan stratégique sera atteint cette année avec l’entrée de la 28e promotion de la PNH. 

« Protéger les citoyens ; faire respecter le code de la route ; venir en aide aux paysans ; lutter contre les trafiquants de drogue et les criminels ; rechercher les bandits et les délinquants et exécuter les ordres de la justice », ce sont, entre autres, les recommandations faites par le chef de l’État aux 946 récipiendaires. 

 « La tâche sera difficile », avoue Michel-Ange Gédéon, soulignant que leurs manquements auront de l’incidence sur toute l’institution et, par ricochet, sur tout le pays. « Vous allez très vite vous rendre compte que la tâche n’est pas du tout aisée. Elle ne l‘est dans aucun pays et encore moins chez nous », a-t-il averti. Le responsable de la PNH explique que ces récipiendaires doivent être prêts à protéger et à servir la population avec sérieux, dévouement et professionnalisme dans le respect de la Constitution.

Par ailleurs, il a remercié la communauté internationale qui s’est manifestée à travers la Minustah avec cet esprit de solidarité et les énergies dépensées vis-à-vis d’Haïti.

Le DG de la PNH croit que la première des vertus est le dévouement à la patrie. Il en a profité pour rappeler aux récipiendaires que le premier devoir du citoyen est de travailler au bonheur de son pays. 

Michelson Cesaire source le nouvelliste
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