L’évènement E du mois de Juin.

Le mois de mai, le mois des fleurs, des couleurs et particulièrement le mois de toutes les mamans vient de nous tirer la révérence, pour prêter la place à celui de Juin. Pour être le mois du début officiel des grandes vacances, Juin n’a rien à envier à son prédécesseur en dépit de la beauté de ce dernier.
Ce qui va assaisonner l’ampleur de ce mois cette année, c’est le tournage, le 24 juin prochain à Little Haiti Culturel Complex, des ODEURS DE L’AMOUR (Smells of Love), un film réalisé par Jean Michel Galumette. Le cinéma, pour certains, c’est une affaire de culture. Je n’en disconviens pas. Cependant, à mon humble avis, c’est aussi une affaire de réflexion profonde et d’intellectualisme. On ne peut pas monter ou réaliser un film si l’on n’a pas une tête pensante et de grandes visions.
J’ai beaucoup d’appréciations pour les artistes et les cinéastes haïtiens auxquels je ne marchande jamais mon support inconditionnel. Ceux qui me connaissent, par contre, savent que je ne prends pas seulement plaisir aux choses qui font rire quand, dans le confort de ma chambre ou dans une salle de théâtre, je regarde un film, un sketch ou n’importe quelle pièce artistique haïtien. Pour moi, le fond de toutes choses prime toujours sur la forme. Comme tout homme conséquent, j’ai trois choses importantes à nourrir : mon corps, mon âme et mon esprit. Il m’est arrivé de bouffer quelque chose que je ne consommerais pas n’étaient pas les circonstances. Cependant, je suis exigent pour ne pas dire intransigeant s’agissant des nourritures pour mon âme et mon esprit.
Mon amie Alcionne G. Armand m’a fait l’honneur de m’envoyer un extrait du film que je considérerais, avant même de le voir dans son intégralité le 24 juin prochain, l’un des meilleurs si ce n’est le meilleur qu’un Haïtien n’ait jamais produit.
Trois ans de cela, j’ai eu l’occasion de voler de l’état de Pennsylvanie vers Miami rien que pour voir The Guilt 2, une autre concrétisation de Jean Michel Galumette pour lequel j’ai beaucoup de respect et d’admiration. Ma satisfaction, moi qui suis si difficile, était à son comble. Tout cela est pour dire que j’avais savouré le produit que ce monsieur offrait cette soirée-là. L’idée qu’un médecin d’exception puisse follement tomber amoureux d’une personne atteinte du sida me fait encore penser.
Tout en supportant l’excellent travail que le Club des Artistes continue de faire dans le milieu culturel et éducatif haïtien, j’encourage mes frères et sœurs de partout pouvant faire le déplacement, particulièrement ceux qui vivent dans le sud de la Floride d’aller à Little Haiti Culturel Complex situé au 212 NE 59th Street Terrace Miami, FL 33137 voir « Smells of Love » et pimenter l’éclat de cette grande soirée.
Dans l’espoir de pouvoir vous embrasser ou de vous serrer la main fraternellement et patriotiquement, on se verra là-bas.
Rulio Oscar

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