Faudrait-il arrêter ou continuer ?

Should I Stay or Should I Go est le titre d’une des chansons du groupe musical the Clashes: “Darling you got to let me know Should I stay or should I go? If you say that you are mine, I’ll be here ’til the end of time. So you got to let me know. Should I stay or should I go?”
Il n’est pas de notre intention de parler de la musique aujourd’hui bien qu’au moment où nous sommes en train de rédiger ce texte, nous écoutions une excellente composition de BIC feat F-Mack z, intitulée Mèsi manman dont nous vous parlerons un de ces quatre.

Should I stop or should I continue – Devrais-je arrêter ou continuer?

Via Facebook mensenger, j’ai reçu un message textuel d’un membre des Amis du Savoir et des Connaissances, me suggérant de ne plus écrire à propos de Donald J. Trump. « That’s not gonna happen », était ma réponse à cette personne pour laquelle j’ai beaucoup d’estimes. Il convient de dire qu’en lisant les suggestions de cette personne ne faisant que du souci pour ma propre sécurité, c’était comme un coup de massue qui m’était tombé sur la tête.
De grands talents d’un écrivain, c’est une prétention que je n’ai pas. En plus, on me dit impulsif, ce que je n’ignore pas. Cependant, cette impulsion constatée en ma personne, n’a rien à voir avec un manque de sagesse. Elle met plutôt en relief mon authenticité et ma sincérité. Il n’est pas de mon tempérament de garder le silence face à des situations inconcevables. Afficher une telle attitude, à mon avis, fait des torts non seulement aux gens qui commettent les bêtises, mais aussi à toute une société.
Il est, certes, des gens qui ne changeront jamais. Cependant, qui sommes-nous pour déterminer à l’avance les gens qui changeront et ceux qui ne changeront pas ? Même Dieu, dans son dégoût contre le péché et les maux de toutes natures, ne condamne personne à l’avance. Au contraire, Il est patient, Compatissant, miséricordieux et lent à colère comme les Saintes Ecritures le stipulent. Je comprends qu’il y a des critiques acerbes. Mais aussi, il y a des critiques qui puissent être à même d’aider les gens à changer leur fusil d’épaule, des critiques qui aident à construire et redresser.
Le mutisme face à l’indécence et à la dégénérescence fait beaucoup plus de torts à une société qui se ferme les yeux et se bouchent les oreilles quand tout est en l’envers dans cette dite société. On considère comme normal l’anormal et l’on vit comme des zombies. On va au travail, à l’école ou à l’église, prétendant que tout va comme sur des roulettes ou bien par ignorance ou bien par choix. Si l’espoir d’influencer les gens qui choisissent de ne pas se mêler des affaires qui ne les regardent pas est mince, celui de faire impact sur ceux qui se ferment les yeux ou qui se bouchent les oreilles par ignorance est énorme. C’est surtout pour cette dernière catégorie que je ne peux pas me permettre d’arrêter d’écrire ou de dire bien haut ce que les autres pensent tout bas.
Quatre ans de cela, mon niveau de cholestérol a été diagnostiqué plus haut que normal. Depuis, je me suis arrangé pour le contrôler. Au cours du mois dernier, j’ai été voir mon médecin qui m’a fait savoir que ça reste encore haut et qu’il me donne jusqu’au mois de juillet prochain pour le faire descendre de mon propre gré ; autrement, il me prescrira des médicaments. Réduire de par moi-même mon niveau de cholestérol à la satisfaction du médecin exigera de grands sacrifices que je suis prêt à faire. CE SERA LE CHANGEMENT DE TOUT UN MODE DE VIE. Il en est de même, me fermer les yeux ou me boucher les oreilles sur les mensonges, l’ignorance et l’autoritarisme des gens demandera un changement profond, le changement d’un mode de vie que je ne suis pas encore en mesure de faire.
Dans le livre des Proverbes, le chapitre 22 et le verset 6, il nous dit : « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre; Et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas. » Un tout jeune arbre crochu peut être redressé si, à temps, on procède à sa correction. Je suis un vieil arbre droit ou crochu. A moins de m’abattre, me sécher, me brûler et me renduire en cendres, je doute fort que je puisse changer.
Il est important de signaler que si quelqu’un me donne l’occasion de le critiquer, je le ferai sans cesse jusqu’à ce que cette personne m’offre d’autres occasions de la féliciter. Ma réaction du discours inaugural de Trump en est un exemple vivant. Quand beaucoup de gens qualifiaient ce discours d’isolationnisme, j’ai moi-même posté sur Facebook en disant : « J’ai aimé le discours de Trump. Que désormais, il se comporte en président ! » Je me suis exprimé ainsi parce que j’ai estimé qu’il n’y avait et qu’il n’y a encore rien de mal à placer d’abord les intérêts des Etats Unis.
Aussi, j’avais critiqué beaucoup de décisions que Barack Obama avait prises dont l’ultimatum donné au président syrien à travers le texte ayant pour titre dire sans faire et faire sans dire que j’avais publié dans le groupe. J’étais aussi critique de la somme de $400,000,000 donnée en cash à l’Iran. Si j’ai critiqué George W. Bush pour nous avoir fait comprendre que Saddam Hussein possédait des armes à destruction massive alors que son plan était de venger son père qui avait failli laisser sa peau en Kuweit, Barack Obama pour ses multiples erreurs, pourquoi ne pourrais-je pas critiquer l’actuel président Trump ?
J’avais quitté Haïti en l’an 2000 au milieu d’un crise politique aigüe. Loin de mon pays, la nostalgie m’envahissait. Je pleurais tout le temps à chaudes larmes lorsque j’apprenais les tristes nouvelles selon lesquelles les sbires lavalassiens prenaient plaisir à maltraiter des gens qui avaient des opinions contre le régime d’alors. Même en pleurant, je rendais grâce à Dieu du fait que je n’étais pas dans le pays à ce moment-là, puisque, personne n’aurait pu me faire taire. Je suis certain qu’on m’aurait incendié vivant.
Depuis le début du vingt-et-unième siècle, ayant pensé que je suis dans le pays champion de la démocratie et de la liberté d’expression, j’ai critiqué à distance, quand il le fallait, Jean Bertrand Aristide, René Préval, Michel Martelly et plus récemment Jocelerme Privert. J’ai critiqué aussi d’autres leaders du monde entre autres Barack Obama, le président des Philippines, Rodrigo Duterte, celui de la Russie, Vladimir Poutine pour ne citer que ceux-là. Si ma vie est en danger pour avoir critiqué l’actuel président des Etats Unis, Donald J Trump, la démocratie et la liberté d’expression dans le monde, peut-on dire, sont en danger.
Si pour une raison ou pour une autre je devrais partir plus tôt que prévu, assurez, membres des Amis du Savoir et des Connaissances, la continuité du groupe.

Rulio Oscar

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