Bonne chance aux Américains et aux États-Unis

Présomptueux, raciste, fasciste, hideux, rusé, frauduleux, conard, dangereux, menteur, lunatique, pathétique, détraqué, violeur de femmes figurent sur une longue liste de qualifications attribuées, non sans raison, à Donald J. Trump. Souvent, on médit des gens sans qu’ils le méritent. Par pure méchanceté ou d’une jalousie maladive, on leur colle au dos toute sorte d’étiquettes et leur imputer tous les défauts. Si nombreux de ces hommes et femmes sont loin d’être responsables des ignominies et calomnies dont ils sont accusés, beaucoup d’autres sont coupables et devraient profiter de ces critiques, si impitoyables qu’elles soient, pour changer et devenir de nouvelles personnes.

Il n’est un secret pour personne qu’au point de vue intellectuel, politique, social et mental, Donald Trump n’a pas les qualifications requises pour diriger même le comté le plus petit et le moins peuplé des États Unis. Cependant, un groupe d’hommes et de femmes du pays, aussi aberrants et faibles d’esprit que lui, l’ont choisi pour diriger la plus grande puissance de la planète. Aurais-je dû dire l’ancienne plus grande puissance de la planète ?

L’idée des États Unis d’abord, mais pas seuls

Amis lectrices et lecteurs, si vous me lisez souvent et surtout si vous avez bonne mémoire, vous vous rappelez qu’après le discours inaugural de Trump, j’étais parmi les premiers à avoir dit qu’il n’y a rien de mal au fait de prioriser les intérêts des États Unis. Pourtant, pendant toute la campagne électorale, je ne crois pas avoir passé un jour sans avoir critiqué l’homme. Je supportais et supporte encore l’idée des États Unis d’abord, mais pas les États Unis seuls. D’ailleurs, je l’ai toujours dit à travers mes écrits que le monde est interconnecté. Sinon, la baisse de la bourse en Europe ou en Asie, n’aurait aucune répercussion sur celle de NY et la guerre dans le Golf ne ferait pas grimper le prix de la gazoline en France ou au Canada !

Légitimer et exalter un dictateur, dédaigner des alliés

Depuis l’accession de Donald Trump au pouvoir à la faveur d’un system électoral archaïque, il s’est fait distinguer à travers des décisions chimériques, dangereuses et irrationnelles qu’il a prises. Le déchirement de l’accord nucléaire iranien entre autres, l’écervelé-président pour qui le réchauffement climatique n’est qu’une affabulation, s’est retiré du traité de Paris, a reconnu Jérusalem comme la capitale d’Israël et y a installé son ambassade, a quitté l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), accusant l’institution d’être anti-israélienne.

Ayant vu le jour dans le contexte général des débuts de la guerre froide, l’OTAN marie, pour le meilleur et pour le pire, des pays comme la France, l’Angleterre, le Canada, l’Italie, les Etats Unis, pour ne citer que ceux-là. Beaucoup de ces nations-là se sont toujours arrangés du côté des Etats Unis dans leur façon de voter à l’ONU et leur participation dans des guerres initiées par les Américains. La façon dont le Canada, la France, l’Allemagne et consort sont traités depuis l’avènement de Trump et dans la dernière rencontre du G-7, n’est autre qu’un coup d’épée dans le dos. Tandis que Donald Trump a légitimé Kim Jong Un et a recommandé la réintégration de la Russie dans l’organisation, il a dédaigné Justin Trudeau, Angela Merkel et Emmanuel Macron dont les pays ont toujours été des alliés des Etats Unis

La rencontre entre deux fous, un conard et un rusé

Je ne pense pas qu’il soit injuste de qualifier Kim Jong Un de fou puisque, pendant ces dernières années, il a évidemment agi en tant que tel à travers ses essais nucléaires et ses déclarations belliqueuses. Cependant, il n’est pas un conard. Au contraire, j’estime qu’il a beaucoup d’astuce s’il a réussi à avoir un direct dialogue avec Donald Trump. Le conard, à mon avis, c’est le président américain qui a non seulement accepté de l’authentifier, mais aussi lui a concédé ce dont il a toujours rêvé, l’arrêt des exercices conjoints entre des militaires américains et sud-coréens. Pourtant, ces activités militaires, selon l’amiral HARRY B. HARRIS JR. le Commandant de la marine américaine dans le pacifique, révèlent d’une importance particulière. Le voici en ses propres mots : « Nous sommes obligés de défendre la Corée du Sud par un traité. Ils ont une armée forte et compétente comme la nôtre. Cependant si nous allons les défendre ou si nous allons nous battre à leur côté sur la péninsule, alors nous devons être en mesure de nous intégrer à leurs forces armées. Nous devons maintenir notre niveau de préparation, non seulement la préparation unilatérale, mais aussi notre préparation combinée et conjointe avec nos frères et sœurs de la République de Corée. »

Et si c’était Obama qui rencontrait Kim ?

Qui ne dit mot, dit-on, consent. Il est ahurissant de constater non seulement le silence et les connivences des républicains dans la prise du pays en otage par un Donald Trump qui symbolise la badauderie et la folie pure. Imaginez-vous les réactions qu’ils auraient eues si c’était président Obama qui rencontrait le dictateur nord-coréen ? Ils auraient été sur toutes les chaines de télévision, Fox News en particulier et l’auraient cloué au pilori. 
Il est temps, mesdemoiselles, mesdames et messieurs, de se demander jusqu’à quand ces hypocrites républicains et les pauvres d’esprit américains vont se ressaisir pour dire non aux aberrations du septuagénaire. Peut-être jamais puisqu’ils appartiennent non seulement au même parti politique, mais aussi et surtout à la même école des imbéciles.
Alors, il ne me reste pas grand-chose à dire si ce n’est de sincèrement souhaiter bonne chance aux États-Unis et sarcastiquement à Donald Trump et les abrutis qui le suivent comme des caniches

Rulio Oscar

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